12 avril 2009
Ponyo sur la Falaise
Je vous en parlait l'année dernière sur mon ancien blog lors de sa sortie au Japon, Ponyo sur la Falaise est enfin arrivé chez nous mercredi dernier! Avant de vous parler de ce film je tenais à m'excuser du manque de posts ces dernières semaines, ayant trouvé un boulot j'ai un peu moins de temps à consacrer à ce blog, mais je vous reparlerai de tout ça dans un futur article. Place à Ponyo, le petit poisson qui voulait devenir humain. Alors est-ce que le dernier film d'animation du grand Hayao Miyazaki est à la hauteur de ses précédentes productions?

Sans aucun doute oui! Je dirai même que c'est son meilleur film depuis Le Voyage de Chihiro (2002), Le Château Ambulant (2005) étant, selon moi un cran en dessous. Il serait facile de comparer Ponyo sur la Falaise à La Petite Sirène, histoire dont s'est ouvertement inspiré Hayao Miyazaki pour son film. Mais au delà du thème principal (un être mi-homme, mi-poisson qui souhaite devenir humain), la dernière production des studios Ghibli n'a absolument rien à voir avec le conte d'Andersen, ni même avec le film d'animation des studios Disney! Ponyo sur la Falaise signe le grand retour de Miyazaki aux histoires simples, style qui lui avait déjà porté chance avec Kiki la Petite Sorcière (1989) mais surtout avec le grand Mon Voisin Totoro (1988), un de mes films favoris. On retrouve la même innocence, le même portrait de l'enfance dans Ponyo, tout est sublimé, les couleurs sont châtoyantes. Les décors ont d'ailleurs un rendu particulier que l'on avait encore jamais vu dans un Ghibli, ils ressemblent à des coloriages, comme si c'était un enfant qui les avait crée, le résultat est tout bonnement magnifique! Comme dans Mon Voisin Totoro, le personnage principal est une jeune fille/poisson espiègle et candide, les deux personnages se ressemblent très fort. Sosuke, le petit garçon dont elle tombe amoureuse est quant à lui un peu solitaire et différents de ses camarades de classe, sa curiosité lui fera rencontrer Ponyo au bord de l'eau. Le seul élément de l'histoire qui m'ai dérangé c'est le fait que Sosuke appel ses parents par leur prénom, j'ai trouvé ça étrange et je n'ai pas compris pourquoi... Au début j'ai cru que sa mère était a grande soeur!

L'animation est également irréprochable. Comme c'est agréable de revoir de l'animation 2D au cinéma, celà me rend encore plus impatient de découvrir le futur Grand Classique 2D de Disney, La Princesse et la Grenouille qui sortira début 2010! Certaines scènes de Ponyo sur la Falaise sont tout bonnement hallucinantes techniquement parlant, quand on se dit que tout a été fait à la main on se demande vraiment comment est-ce possible! Je pense notamment aux scènes avec toutes les petites soeurs de Ponyo, chacune étant animé indépendamment, et il y en a des dizaines en même temps à l'écran! L'autre scène qui ma subjugué étant la scène de l'arrivée de Ponyo sur la terre ferme, accompagnée d'une effroyable tempête, le dynamisme et la complexité de cette scène est tout bonnement extraordinaire, un vrai travail d'orfèvre! Et c'est ça qui me plaît dans les productions japonaises, il y a une finesse, un subtilité que l'on retrouve rarement dans les productions occidentales.
Les musiques, composées par Joe Hisaishi (le compositeur attitré de Miyazaki) sont quant à elles aussi merveilleuses que le reste. Bien qu'un peu plus classique que d'habitude, elles collent parfaitement aux différentes scènes du film et font monter d'un cran l'émotion et la beauté de certain moment clé du récit. La petite chanson du générique de fin est également excellente, très mignonne elle rentre très vite dans la tête, j'adore!

Ponyo sur la Falaise s'avère un film d'une beauté et d'une subtilité rare, un nouveau bijou des studio Ghibli qui fait dores et déjà parti de mes favoris. Moins complexe que Princesse Mononoké ou même Le Voyage de Chihiro, Ponyo sur la Falaise n'en reste pas moins extrêment poétique, chaleureux, magnifique et techniquement parfait, une nouvelle oeuvre d'art signé Miyazaki qui brille par sa simplicité!
Note : 18/20
04 février 2009
Volt, Star Malgré Lui
Ca y'est je l'ai vu, il était temps! Il aura donc fallut que j'attende la sortie officielle pour découvrir le dernier Grand Classique Disney, ayant raté l'avant-première du mois de janvier. Dernier né des studios Disney, Volt, Star Malgré Lui est le troisième Grand Classique entièrement réalisé en images de synthèse. C'est également la première réalisation des studios sur laquelle John Lasseter (producteur exécutif) a eu un contrôle total, virant Chris Sander le premier réalisateur (remplacé par Chris Williams et Byron Howard) et modifiant en profondeur le scénario, d'où un changement de titre en cours de route, passant d'American Dog à Bolt. Après le flop monumental de Bienvenue chez les Robinson en 2007, les studios Disney se devaient de renouer avec le succés, ou tu du moins avec la qualité, au risque de perdre définitevement un public déjà beaucoup moins enthousiaste depuis le début des années 2000...

Depuis le rachat des studios Pixar par Disney en 2006, le studio à la lampe de bureau n'a cessé de déteindre sur son grand frère. Normal me direz-vous, John Lasseter a désormais une place importante au sein de la compagnie, que ce soit en animation ou au sein de l'imagineering (branche s'occupant des différents parcs). Volt, Star Malgré Lui en est un parfait exemple. Techniquement tout d'abord, le bond technologique entre ce film et son prédecesseur est tout bonnement énorme! Alors que les studios Disney étaient à la traîne dans ce domaine depuis 2005, avec Pixar sous le coude, ils se retrouvent dans le peloton de tête des meilleurs studios d'animation 3D! Que ce soit les décors, les textures ou l'animation des personnages, tout est bien plus beau que dans Bienvenue chez les Robinson. Les décors en particulier sont de toute beauté, grâce à une nouvelle technique donnant une impression de fonds peints à la main. Le résultat est tout bonnement sublime, surtout pour les décors végétaux. Les effets de fumée sont également bluffant de réalisme, tout comme les effets aquatiques. L'animation des différents personnages est quant à elle excellente, même si ce n'est pas encore du niveau d'un Pixar. Le design des personnages rappel également celui de films Pixar tels que Les Indestructibles ou Ratatouille. Mais qui s'en plaindrait, c'est du très haut niveau, même si ça peut ne pas plaire à tout le monde.

Avec le changement de réalisateur et le remaniement du scénario, la trame principale de Volt, Star Malgré Lui avait fait peur à de nombreux fans, reprenant dans les grandes lignes l'histoire de 101 Dalmatiens 2 : Sur les traces des Héros. Alors qu'en est-il après avoir vu le film? Eh bien pour ma part l'impression est resté, même si au final le film est bien plus éloigné de cette suite que l'on aurait put l'imaginer. Le gros problème vient en fait de ce thème (le personnage qui se prend pour un héros), vu et revu au cinéma. L'histoire est agréable à suivre dans son ensemble mais tout reste assez prévisible. L'autre thème du fim (le voyage initiatique) a encore été plus souvent exploité au cinéma que le précèdent, et déjà plusieurs fois par Disney qui plus est! Mais c'est dans sa forme que le film séduit. La réalisation tout d'abord est d'une efficacité surprenante. Les deux jeunes réalisateurs ont effectué un merveilleux travail de mise en scène, en particulier lors des scènes d'action, un régal pour les mirettes! Brad Bird (le réalisateur de Les Indestructibles et Ratatouille) a trouvé des adversaires à sa taille! J'avais un peu peur qu'ils gâchent le projet de Chris Sanders (le papa de Lilo & Stitch parti depuis travailler sur Monsters vs Aliens chez Dreamworks), mais en fait pas du tout, ils ont réussit à donner leur propre version de l'histoire. Mon seul regret est de ne pas avoir put voir ce qu'aurait donné le film s'il avait été réalisé par Chris...

Les personnages principaux ont aussi leur part de responsabilité dans la réussite du film, et en premier lieu Volt, le héros. Cette boule de poil est vraiment trop mignonne! Il est amusant de voir ce brave toutou être très sérieux pendant une grosse partie du film, je pense que c'est ce contraste entre son physique et son comportement qui le rend vraiment irrésistible. Par contre je n'ai pas aimé sa voix française (Richard Aconina) qui parlait vraiment trop du nez. Mitaine la chatte de goutière est également excellente. Prisonnière de Volt, elle apprendra beaucoup de choses sur elle-même. Interprétée en VF par Marie Vincent (la voix de Fran dans Une Nounou d'Enfer), le personnage est sublimé par ce doublage de grande qualité. Rhino le hamster est quant à lui intéressant mais peut-être un peu lourd à la longue, même si certain gags le mettant en scène sont hilarants. Penny, la maîtresse de Volt est une jeune ado pleine de vie mais n'a pas grand intérêt. C'est également le cas du vrai/faux méchant. Les autres personnages sont plutôt réussis mais rien de vraiment mémorable non plus. Les pigeons ne sont pas très drôles, les chats sont amusants et les différents protagonistes humains (l'agent, la mère de Penny, le réalisateur) sont plutôt fades.
La bande originale est elle, de grande qualité, John Powell le compositeur a fait du très bon boulot! Les morceaux accompagnant les scènes d'action sont rythmés et efficaces, et ceux des scènes plus calmes moins présente mais tout aussi agréables. Seul ombre au tableau, l'horrible VF du morceau Barking at the Moon qui casse un peu l'ambiance du fim en plein milieu. Les paroles sont d'une nullité affligeante : Un chien, un chat et un hamster, c'est le secret du bonheuuuuuuurrrr... N'importe quoi!

Fort d'une animation de qualité, de personnages charismatiques et d'un scénario efficace, Volt, Star Malgré Lui est sans aucun doute un des meilleurs Disney de ces dernières années. Mais cela ne fait pas de lui un chef-d'œuvre, loin de là. Le film pêche par un manque de rythme en milieu de récit et des thèmes déjà surexploités au cinéma. Malgré cela il reste un excellent divertissement qui n'a pas à rougir face à la concurrence. Le studios Disney peuvent être fiers de leur nouveau bébé qui leur permettent de revenir sur la bonne voie, vivement le prochain!
Note : 15/20
26 janvier 2009
Le premier VRAI cartoon en couleurs
Il arrive parfois que l'on soit persuadé de certaines choses ou évènements, que l'on est sur de détenir la vérité. Comme par exemple on est certain que le premier homme qui a marché sur la Lune était Neil Amstrong en 1969, que les enfants préfèrent les frites aux épinards ou bien encore qu'Amanda Lear est un homme... De temps à autre une de ces vérités se révèle en fait être fausse et tout est alors chamboulé. Tenez par exemple aujourdh'ui je viens de découvrir que le tout premier cartoon en couleurs n'était pas Flowers and Trees (1932) et encore moins un Disney! Il s'agit en fait d'une séquence d'introduction d'un film de 1930, The King of Jazz, produit par les studios Universal et réalisé par Walter Lantz (le futur papa de Woody Woodpecker). Bon évidemment on ne peut pas parler de cartoon à part entière étant donné qu'il s'agit d'une séquence d'un long métrage. La couleurs est également encore à ses balbutiements, le procédé technicolor n'utilisait à l'époque que deux couleurs au lieu de trois. Mais celà dit cette scène reste tout de même la toute première séquence animée en couleurs. Voici l'extrait en question :
En parlant d'animation j'imagine que la plupart d'entre vous êtes persuadé que Blanche Neige et les Sept Nains est le tout premier long-métrage d'animation. Et bien non, il s'agissait en fait du quatrième! En 1917 le réalisateur argentin Quirino Cristiani réalisa El apostol (L'Apôtre) puis Sin dejar rastros en 1918, deux longs métrages d'animation en papier découpés. Par la suite, la réalisatrice allemande Lotte Reiniger signa en 1926 Die Abenteuer des Prinzen Achmed (Les Aventures du Prince Achmed) fabriqué en silhouette animées, dont voici un extrait (ne faites pas attention à la musique, elle n'a rien à voir) :
Ce film n'est pas sans rappeler Princes et Princesses, long métrage d'animation en ombre chinoise de Michel Ocelot sorti en 2000, soit 74 ans plus tard. Die Abenteuer des Prinzen Achmed est un film remarquable mais trop peu connu du grand public, écrasé par le succés de Blanche Neige et les Sept Nains . Si ce film vous intéresse il est disponible ici en DVD zone 1 (pas d'édition française malheureusement).
23 janvier 2009
Madagascar 2
Concurrent favoris de Pixar depuis le "grand" Shrek sorti en 2001, les studios Dreamworks nous reviennent fin 2008 avec leur nouveau film toujours aussi novateur puisqu'il s'agit d'une suite... Madagascar 2. Etant comme vous le savez un grand fan des studios Disney et Pixar, il m'est difficile de rester objectif face à ce genre de conner... euh d'oeuvre cinématographique ^^! Je m'excuse donc d'avance auprès des fans de Dreamworks (qui de toute manière ne doivent pas être très nombreux sur ces pages), je suis nul, je suis une merde, je n'ai rien compris à la subtilité des films d'animation de ce studio... N'empêche que pour le moment ils sont bien en train de nous baiser les ptits shreks, ils ont même pris la place du sacro-saint Disney de Noël... Bon allez, l'échauffement est terminé, let's go to the party!

Madagascar 2 est sans surprise une déception. Le film reste dans la veine du premier opus dont le seul élément qui m'avait plut était le graphisme des personnages un peu plus recherché qu'à l'habitude. On reste encore dans le thème préféré des productions Dreamworks : les animaux qui dansent... Je ne comprendrai jamais d'où est venu cette idée que pour faire un film d'animation 3D qui marche au box office il fallait des animaux qui dansent! Ca me rappel les premier scénarios de cartoons muets... Le scénario est donc loin de la subtilité d'un Pixar (ai-je besoin de le préciser), les gags sont lourds et les personnages toujours aussi fatiguants.
Côté casting nous retrouvons nos chers héros de la brousse au grand complet : le lion showman, le zèbre des quartiers, la girafe hypocondriaque et l'hippopotame à la grande gueule. Les pinguins sont également de retour pour mon plus grand plaisir car ce sont eux qui avaient sauvé le casting du premier film. On reprend donc les même personnages et on refait à peu près la même chose que dans le premier opus. Les acteurs interprétant les voix sont également de retour avec au premier plan José Garcia, Marina Foïs et Jean-Paul Rouve, tout trois parfaits dans leur rôle il faut bien l'avouer.
Techniquement c'est quand-même plutôt joli, même si niveau animation il y a encore du boulot par rapport à la concurrence. La 3D a évolué depuis le premier film et l'ensemble est assez agréable pour les mirettes. Graphiquement il n'y a pas de changement, c'est aussi plaisant que dans le premier film, les nouveaux personnages s'intègrent parfaitement aux anciens.

Madagascar 2 reste donc fidèle à son studio de création, c'est à dire prévisible, peu inspiré, lourd et totalement dénué de risques artistiques. Néanmoins je dois avouer que ce n'est pas non plus un mauvais film, graphiquement cela reste agréable, le gags en feront rire plus d'un et l'histoire se laisse suivre... Médiocre oui, mais pas inintéressant pour autant (enfin pas pour tout le monde).
Note : 11/20
14 décembre 2008
Les Chimpanzés de l'Espace
Alors que certain de mes amis du forum Disney Central Plaza ont eu la chance d'aller voir Volt, Star Malgré Lui, le dernier Grand Classique Disney en avant-première mercredi dernier, je me visionnais pour ma part le superbe troisième film des studios d'animation Vanguard, Les Chimpanzés de l'Espace. Y'a pas de justice...
Petit rappel pour ceux qui ne connaîtraient pas les studios d'animation Vanguard : crée au début des années 80, les studios Vanguard étaient à la base une société américaine de production de films pour le cinéma et la télévision. C'est en 2002 que Vanguard se lance dans l'animation est crée les studios d'animation du même nom. Leur premier long métrage animé, Vaillant est sorti en 2005 (distribué par Buena Vista Entertainment aux Etats-Unis), suivi de Cendrillon et le Prince (pas trop) Charmant en 2007 et enfin Les Chimpanzés de l'Espace en 2008.

Au départ, ce nouveau film des studios d'animation Vanguard m'emballait déjà un peu plus que leur deux productions précédentes, les premières images étaient alléchantes, le design des singes étaient plutôt sympa, l'histoire avait l'air marrante, bref on pouvait présager un bon ptit film d'animation... Et puis ben non en fait. L'histoire tout d'abord est un bordel sans nom, ça va très vite par moment (j'ai même cru que des scènes avaient sauté) et le tout s'avère en fait très classique. Au final le film aurait mérité de durer vingt minute de plus, même si après visionnage on se dit qu'1h30 c'est déjà bien assez long comme ça! Pourtant le thème choisi pour ce film était intéressant, il aurait mérité une bien meilleure exploitation. Sur ce point Vanguard n'a pas évolué d'un iota en quelques années, cela reste ennuyeux au possible, et malgré les quelques blagues visant explicitement le public adulte, la sauce ne prend pas.
Les personnages principaux (les singes) restent les plus intéressants du film, bien qu'au final ils ne sont pas d'une grande originalité. Ham III, le héros, est également le personnage comique du récit. Je n'ai put m'empécher de le comparer à Fry de Futurama, je trouve qu'ils se ressemblent étrangement du point de vu caractère. Luna, la femelle du groupe est en toute logique la Leela (autre personnagede Futurama) de Ham III, toujours très sérieuse et à fond dans sa mission, ignorant toute avance ou destabilisation de Fry, euh pardon Ham III! Les autres singes sont quant à eux peu inspirés : le vieux à l'expérience bien utile, le jeune impatient de faire ses preuves et le bourrin à la coupe militaire, mouais... Les autres personnages sont totalement insipides que ce soient les humains ou les extra-terrestres... Oups, un ptit spoiler ^^!

Mais l'histoire ou les personnages ne sont pas les seul points noir des (Les) Chimpanzés de l'Espace. Techniquement ça fait également très très mal! Ne vous fiez surtout pas aux images postés dans cet article le résultat à l'écran est tout à fait différent. A part les singes qui sont le point fort du film visuellement parlant, le reste est vraiment moche. Les décors sont vides et peu inspirés, l'animation est très rigide, surtout au niveau des expressions faciales, on a l'impression de se trouver devant des personnages congelés! Le style graphique des humains rappel (pour ne pas changer) celui de (Les) Indesructibles, la qualité de l'animation et des textures en moins. Le graphisme des autres personnages est vraiment laid, on a déjà vu bien mieux dans certain jeux vidéos...
Les Chimpanzés de l'Espace est donc un autre film d'animation a ranger dans la case "banale". Loin d'être un chef-d'oeuvre, et malgré les efforts faits pour intéresser un tant soit peu le public adultes, le film reste destiné au jeune public, qui sera surement enchanté de voire ces petites bêtes à poils déambuler dans l'espace.
Note : 08/20
Pour terminer je voudrais vous faire (re)découvrir Burning Safari, un superbe court métrage d'étudiants de l'école des Gobelins dont Les Chimpanzés de l'Espace m'a fortement fait penser. Les studios Vanguard se seraient-ils inspirés de travaux d'étudiants? Rien n'est moins sur car ce court métrage date de 2006, alors que le projet des studios Vanguard était déjà en travaux. Enfin ce qui me désole c'est de voir qu'un court métrage d'étudiants arrive à être bien plus beau et drôle qu'un long métrage de soit-disant professionnels du métiers :
Burning safari
envoyé par cosmicdance
28 novembre 2008
La Belle au Bois Dormant : Coffret Prestige
Cela faisait des mois que je l'attendais, la voici enfin disponible depuis avant-hier, la toute nouvelle édition DVD et Blu-ray de La Belle au Bois Dormant! Cette ressortie est un évènement en soit pour deux raisons : d'une part car elle permet de célébrer en fanfare le 50ème anniversaire du film (enfin presque, La Belle au Bois Dormant est sorti en 1959) et d'autre part car il s'agit de la toute première édition Disney Platinum à sortir au format Blu-ray! Pour rappel les éditions Platinum (ou "Chef-d'oeuvre" chez nous) sont des éditions collectors prestigieuses réservées au plus grand film des studios. Dans cette collection sont déjà sorties bon nombres de trésors : Blanche Neige et les Sept Nains (2001), La Belle et la Bête (2002), Le Roi Lion (2003), Aladdin (2004), Bambi (2005), Cendrillon (2005), La Belle et le Clochard (2006), La Petite Sirène (2006), Peter Pan (2007), Le Livre de la Jungle (2007) et enfin Les 101 Dalmatiens (2008). On peut également préciser que La Belle au Bois Dormant est le premier film d'animation 2D Disney à sortir sous le format Blu-ray. Les amateurs de cette nouvelle technologie seront donc ravis de voir arriver ce film dans ce format, mais pour autant les pocesseurs de lecteurs DVD ne seront pas oubliés car Disney leur a réservé en exclusivité un superbe coffret prestige du plus bel effet!
N'ayant malheureusent pas encore de lecteur Blu-ray, j'ai du me "contenter" du coffret prestige. Ce n'est donc pas encore maintenant que je pourrai découvrir ce film en HD... Mais au final ce n'est pas si grave car j'aurai sans aucun doute l'occasion de le voir plus tard, et puis autant le dire tout de suite, Disney nous a vraiment gâté avec cette édition prestige! Cela faisait une éternité que l'on avait pas eu droit à une aussi belle édition DVD en France, ça fait plaisir! Le coffret se présente sous la forme d'un livre factice avec en relief sur la couverture une quantité de petit bijoux (factices aussi cela va sans dire). Il y a également une couche de dorée du plus bel effet qui recouvre tout le coffret, en plus d'une texture "vieux livre" vraiment réussie. A l'intérieur on retrouve le DVD collector sans le fourreau (dommage) mais également un très joli livre racontant la génèse du film ainsi que l'histoire en entier, le tout illustré par des dizaines de recherches graphiques, un bonheur pour les mirettes! Mon seul regret est que j'aurai préféré un livre plus grand afin de mieux profiter de ces dessins. Mais bon, pour une fois que l'on a ce genre d'ouvrage chez nous je ne vais pas m'en plaindre. A part ça ce coffret me pose quand-même un petit soucis : comment le ranger dans ma collection? Je suis assez pointilleux en ce qui concerne pas collection de DVD Disney (pour ne pas dire maniaque), et je ne sais où mettre cette édition. Le coffret est bien plus haut et large qu'une édition DVD normale, cela ferait donc tâche avec le reste, il faudrait donc que je le place autre part, à côté des Walt Disney Treasures peut-être... Si vous avez une idée n'hésitez pas à m'en faire part!
Venons en au plus important, le contenu de cette nouvelle édition. Comme pour le contenant nous avons vraiment été gâté! Le film a eu droit à une toute nouvelle restauration (principalement pour pouvoir sortir en Blu-ray) digne de la qualité de l'oeuvre, c'est à dire exceptionnelle. Le rendu des couleurs est tout bonnement parfait, les décors retrouvent enfin leur beauté originelles. Mais le gros changement par rapport à l'ancienne édition de 2002 se situe au niveau du format du film. Celui passe du 2:35 au 2:55, son véritable format d'origine! La différence n'est pas flagrante pour un non avertie mais si vous connaissez bien la version 2:35 vous verrez vraiment un réel changement. Certain plans gagnent encore plus en beauté et en grandeur (logique), et puis le fait de savoir que c'est l'image complète est vraiment réjouissant. Personnellement, lors du premier visionnage de cette nouvelle édition j'ai passé plus de temps à scruter les somptueux décors que j'ai enfin put découvrir en entier qu'à vraiment suivre l'histoire! Quand je pense que j'ai vu pour la première fois La Belle au Bois Dormant en 4:3 sur VHS dans les années 80, quel chemin parcouru depuis! En passant je précise que j'ai cette fois visionné le film sur un écran HD ready et je dois dire que j'ai été impressionné par la qualité des décors de cette version DVD sur écran HD. Bien évidemment on est loin de la perfection de l'image du Blu-ray mais c'est tout de même fort agréable. Par contre on ne peut pas en dire autant des personnages que j'ai trouvé vraiment flous sur écran HD. J'avais l'impression que la focale se concentrait sur les décors à l'arrière plan laissant le premier plan dans une sorte de flous étrange. Enfin c'est surtout le cas sur quelques plans mais dans l'ensemble c'est regardable.

Du côté des bonus c'est également un sans faute. Le nouveau making-of de 45 minutes est tout aussi passionnant que celui de 2002, avec bon nombres de nouvelles anecdotes vraiment intéressantes. J'ai été ravi de retrouver certains interlocuteurs peu habitués aux making-of de films d'animation Disney comme Don Bluth ou Michael Sporn (directeur du studio d'animation du même nom à New-York). Le bonus sur la séquence 8 est pas mal non plus, bien que je me demande pourquoi il n'a pas été intégré au making-of. Nous avons également droit à un nouveau documentaire sur Eyvind Earle, tout comme le nouveau making-of il apporte quelques éléments inédits par rapport au documentaire de l'ancienne édition. Venons en à un bonus qui ravira les fans de Disneyland : la visite virtuel du walkthrough de La Belle au Bois Dormant à Disneyland Resort. Bien que n'étant pas particulièrement intéressé par les parcs je dois dire que j'ai pris un grand plaisir à visiter cette attraction avec les commentaires des deux imaginieurs ayant participés à la restauration de l'attraction (elle ferma en 2001 et vient tout juste de réouvrir). Le parcours du DVD bonus se poursuit avec la découverte des chansons et le prologue abandonné, absents de la dernière édition. C'est toujours un plaisir de découvrir des choses inédites sur un film comme La Belle au Bois Dormant que l'on pensait connaître par coeur, un régal pour les fans. La visite de ce DVD bonus se termine par une galerie d'images (la même que sur l'ancienne édition) comprenant plusieurs parties : recherches graphiques, storyboards, promotion, etc. Ce bonus est surtout intéressant pour les pocesseurs de l'édition Blu-ray qui auront la chance de redécouvrir totu ces dessins en HD. Je passe la série de jeux et chansons qui n'ont pas vraiment retenu mon attention.

Venons en à la question que tout pocesseur de l'édition de 2002 se pose : est-ce que cette nouvelle édition DVD vaut le coup? Et bien oui sans aucun doute! En plus d'une qualié d'image et de son encore meilleur, la gain d'image de chaque côté de l'écran est vraiment bénéfique, les fans ne manqueront pas de le remarquer. De plus les nouveaux bonus sont excellents et complètent parfaitement l'ancienne édition. Au final les deux éditions sont de grande qualité et sont toute les deux indispensables! Et puis, je ne pensais pas dire ça mais je trouve le coffret de l'édition de 2008 encore plus beau que le digipack de 2002, une bien belle surprise! Je ne peux donc que vous conseiller de vous procurer cette nouvelle édition au plus vite, que vous soyez fan de Disney ou non d'ailleurs car La Belle au Bois Dormant reste selon moi un des plus grand chef-d'oeuvre du cinéma, à voir (ou revoir) absolument!
Note DVD : 19/20
Note film : 20/20
Si vous ête amateur de recherches graphiques des films d'animation je vous invite à venir découvrir de nouveaux dessins de La Belle au Bois Dormant sur mon autre blog : The Art of Disney Animation.
07 novembre 2008
La Fée Clochette
Mercredi dernier sortait en DVD et Blu-ray le tout premier film d'une petite héroïne que vous connaissez certainement toutes et tous : la Fée Clochette. Il ne s'agit bien évidemment pas d'une suite à Peter Pan (grâce à John Lasseter devenu responsable du département animation chez Disney plus aucune suites de Grands Classiques n'est prévu à ce jour) mais d'une nouvelle franchise, les Disney Fairies inspirée d'une série de livres sur la Fée Clochette et le monde des fées. Après avoir été déclinée en produits dérivés ces dernières années, la franchise s'offre aujourd'hui un premier film d'une série qui en comptera quatre et qui porte le nom de son héroïne principale, La Fée Clochette. Et bien ce que l'on peut dire c'est que, pour un direct to video (un film sortant directement en vidéo sans passer par la case ciné), la barre a été placé très haute. J'imagine que John Lasseter doit surement y être pour quelque-chose...

L'histoire de La Fée Clochette est très agréable à suivre et bien ficellée, même si je suis resté un peu sur ma faim, mais comme il reste encore trois films je pense que c'est tout à fait normal. J'ai beaucoup aimé découvrir comment Clochette est née et ses premiers pas dans le royaume des fées. Je trouve que le scénario n'est pas aussi gniangian que j'aurai put l'imaginer, c'est même assez beau et drôle. Les rebondissement ne sont pas très nombreux mais c'est le style qui veut ça, il ne faut pas oublier que c'est avant-tout un film destiné aux petites filles. Mais quel plaisir de voir un film pour cette cible qui soit d'une telle qualité et autant remplie de magie! N'ayant pas lu les livres je ne ferai aucune comparaisons entre eux et le film. Au final je trouve ça bien car sinon j'aurai surement été un peu déçu.
J'ai bien retrouvé le personnage de Clochette avec son côté têtue et obstinée mais je ne peux que regretter l'absence de certains de ses défauts comme la jalousie ou l'égocentrisme qui tenait tout de même un grande place dans Peter Pan. C'est dommage car le personnage perd en sympathie (de par son côté plus humaine), mais ce choix est encore une fois certainement dût à la cible du film. D'ailleurs en parlant de Peter Pan je regrette également le trop peu de clins d'oeils au film, j'espère qu'il y en aura plus dans les prochains volets.
Les nouveaux personnages sont quant à eux assez inégaux. J'ai beaucoup aimé les amies fées de Clochette avec leur caractère et leur capacités bien spécifiques. Malheureusement je trouve que l'on ne s'atarde pas assez sur elles, j'aurai aimé qu'on approfondisse un peu leur caracère et leur histoire. Par contre j'ai beaucoup moins aimé Clark et Gable (ahaha trop drôle), les deux comiques du film et la soit-disant méchante. Les deux premiers sont le genre de personnages que les scénaristes se sentent toujours obligés de mettre dans un récit, histoire d'alléger un peu l'ambiance. Je les trouve complètement inutiles, si ce n'est pour ajouter une touche masculine à la palette de personnages. Comme il a déjà été dit, un seul sur les deux aurait largement suffit. Pour ce qui est de la fée méchante (j'ai oublié son nom), elle reste assez classique et son destin est tout à fait prévisible. Les autres personnages du film sont assez réussis comme la Reine Clarion très sage et remplie de bonté ou Fromage que j'ai trouvé trop mignon!

Graphiquement on peut dire que l'équipe des Disney Toon Studios a fait du bon boulot, surtout au niveau des décors que j'ai trouvé fabuleux. Les artistes travaillant sur le film on réussi à créer un royaume des fées vraiment magnifique, avec ses arbres courbés ou torsadés et ses couleurs flamboyantes, un vrai régal pour les mirettes! Les différents environnements 3D sont tous de bonne qualité, mais mon décors préféré reste le parc que l'on voit à la fin du film et également dans la bande-annonce teaser, sa transformation m'a vraiment ébloui!
L'animation des personnages n'est pas extraordinaire mais reste correcte, je n'ai été choqué par aucun plan, ça passe plutôt bien. Et puis dois-je vous rappeler que La Fée Clochette est un Disney Vidéo Première, on pouvait s'attendre à bien pire de ce côté là!
Les musiques de La Fée Clochette sont de grande qualité, Joel McNeely (le compositeur de nombreuses suites Disney comme Peter Pan 2 : Retour au Pays Imaginaire, Le Livre de la Jungle 2 ou bien encore de Rox et Rouky 2) a vraiment fait du très bon travail. J'avais un peu peur en découvrant le morceau dans la bande-annonce teaser qui faisait très celtique (un genre musical qui n'est pas vraiment ma tasse de thé), mais au final le reste des morceaux est d'un tout autre genre, bien plus classique mais très agréables.
La voix de Lorie en Clochette ne m'a pas vraiment gêné. En fait je ne savais même pas que Lorie faisait sa voix, je pensais qu'elle doublait une autre fée! Je m'en suis aperçu durant la scène avec le petit oisillon, donc bien après le début du film! Il faudrait que je me passe le film en VO pour pouvoir me rendre compte de la différence de ton dans la voix de Clochette mais pour l'instant je trouve que la voix de Lorie va très bien au personnage. Et d'ailleurs voir Clochette parler ne m'a pas non plus choqué, j'avais peur d'être surpris à ce niveau-là mais ça passe bien. La voix de Noah (qui est celle d'une amatrice) passe également très bien, on ne se rend même pas compte que ce n'est pas une professionnelle elle a fait de l'excellent travail!

La Fée Clochette est donc selon moi une belle réussite, malgré ses quelques défauts (une animation moyenne, manque de profondeur, une méchante sans saveur) je trouve qu'il s'agit d'une des meilleures réalisations des Disney Toon Studios dont les performances artistiques sur ce film les font remonter dans mon estime. J'attend maintenant avec impatience la suite des aventures de la bande à Clochette. Le second film de la franchise (Clochette et le Trésor Perdu) est déjà prévu pour sortir à l'automne 2009!
Note : 15/20
30 septembre 2008
L'Etrange Noël de Monsieur Jack : nouvelle édition collector
Les sorties DVD Disney sont nombreuses ces derniers temps, après Le Secret de la Petite Sirène la semaine dernière et avant La Fée Clochette et la nouvelle édition collector de La Belle au Bois Dormant prévus tout les deux pour le mois de novembre, L'Etrange Noël de Monsieur Jack fait son grand retour dans les bacs avec une toute nouvelle édition collector DVD et Blu-ray.
Mes premières impressions sur cette nouvelle édition sont plutôt négatives. Visuellement le coffret fait vraiment très cheap, la tête de Jack en relief est affreuse, c'est du vulgaire plastique et on dirait que ça été peint à la main! Bien que le coffret soit épais il fait vide et est vraiment léger. J'aurai préféré un coffret plus compact avec un fourreau. Par contre j'ai examiné l'édition Blu-ray et je la trouve nettement plus jolie, et pour seulement 5€ de plus (mais pourquoi je n'ai pas encoe de lecteur?)! Heureusement le contenu de cette nouvelle édition est bien plus intéressant que son contenant.
Le DVD : Je ne ferai pas de comparaisons avec l'ancienne édition, ne l'ayant vu qu'une fois il y a pas mal de temps. Les menus tout d'abord sont agréables, animés avec de la musique, rien à redire. La qualité de l'image est excellente, je ne suis pas un professionnel dans ce domaine mais en tout cas je n'ai remarqué aucune poussière ni un vilain grain sur l'image, c'est propre, net et les couleurs sont superbes. Le making-of présent sur le premier DVD est de qualité, je ne sais plus si c'est le même que sur l'ancienne édition mais en tout cas il est très bon. Le poème original lu par Christopher Lee est excellent, sa voix convient parfaitement à l'ambiance qui s'en dégage. Visuellement c'est aussi très agréable, les animations des différents dessins sont très bien fichus. Je passe les bandes-annonces et le jeu, sans grand intérêt.
Passons au second DVD. Quel bonheur de retrouver enfin sur support DVD deux oeuvres aussi géniales de Tim Burton que sont Frankenweenie (introduit par le réalisateur qui annonce en même temps son remake en long métrage en animation image par image) et Vincent! Même si au final ça n'a pas vraiment grand-chose à voir avec L'Etrange Noël de Monsieur Jack je trouve que ce sont d'excellents bonus. Les scènes coupées en suites sont intéressantes, surtout celles en animation. La galerie d'images est conséquente avec une partie par personnages et par lieux agrémenté de test d'animation fort sympathiques! Malheureusement comme c'est trop souvent le cas, les dessins sont minuscules et il est difficiles de s'attarder dessus. Surtout en ce qui concerne les dessins de Jack, étant très allongé on a du mal à l'observer confortablement. On finit ce tour des bonus par la bande-annoncebande-annonce teaser et la bande-annonce finale. Il est amusant de voir que la BA teaser annonce en grand "un film Walt Disney Pictures" alors que sur la finale on est passé à "Touchstone Pictures", étrange... Pour terminer je dirai que si le coffret n'était pas aussi cheap ça aurait été une très bonne édition.
Note : 16/20
Le film : Malgré ses quinze ans d'âge le bon vieux Jack n'a pas pris une ride! L'animation image par image est une technique que l'on pensait révolu. En 1993 la 3D commençait déjà à envahir le petit monde de l'animation et personne n'aurait put penser qu'un long métrage d'animation en image par image aurait autant de succès. Techniquement L'Etrange Noël de Monsieur Jack repousse les limites de cette technique d'animation, les personnages sont extraordinairement fluides, on en oublierait presque que ce n'est qu'une multitude de photos! Tim Burton n'en est pas à son coup d'essai avec cette technique, il l'avait déjà expérimenté en 1982 avec le court métrage Vincent. Ici il n'est pas réalisateur mais producteur, c'est également lui qui a écrit le poème original qui inspira le film et crée les personnages principaux. Le style de l'artiste est donc on ne peut plus présent dans le film, avec son mélange habituel de gothique et de grotesque.
Le scénario est d'une qualité rare, chaque détail a été minutieusement étudié. Reprenant les grandes lignes du poème original, l'histoire nous fait voyager entre plusieurs mondes (le monde d'Halloween, de Noël et le monde réel), on ne s'ennuie pas une seconde! Les personnages sont tous très différents et leur caractère scie à merveille à leur apparence : le mélancolique Jack et grand et maigre, la douce Sally est gracieuse avec le teint pâle, la scientifique a une énorme tête, etc. On sent un soucis du détail permanent où rien n'est dût au hasard, c'est un vrai régal!
Le film est une comédie musicale, dans le plus pure style des films d'animation Disney traditionnels, le côté gothique morbide en plus! Les chansons et les musiques ont été composées par Danny Elfman, grand collaborateur de Burton sur presque tout ses films (pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est à lui que l'on doit le générique de la série Les Simspson). Autant dire qu'il a fait un boulot remarquable, que ce soit pour la musique ou les chansons, tout est magnifique!
En passant il est intéressant de voir comment Disney s'est réaproprié le film alors qu'il était à la base sorti sous Touchstone Picture, une filiale de l'entreprise. Les dirigeants de chez Disney avaient peut-être peur que le film entache quelque peu l'image des studios (trop sombre, pas destiné au très jeune public) alors que c'est tout le contraire qui se passa! Aujourd'hui Disney est très fier de son petit bébé et le met à l'honneur régulièrement comme lors du prochain Halloween à Disneyland Resort Paris et Hong Kong Disneyland où Jack et Sally seront les stars de la saison.
L'Etrange Noël de Monsieur Jack aura marqué tout une génération de spectateur et continue encore aujourd'hui à être apprécié par un très large public. Son côté gothique en a fait une icône de nombreux adolescents et sa qualité artistique un véritable chef-d'oeuvre dont Tim Burton peut être fier. Un incontournable de l'animation contemporaine!
Note : 19/20
24 septembre 2008
Le Secret de la Petite Sirène
C'est aujourd'hui que sort en DVD Le Secret de la Petite Sirène, la troisième et dernière aventure de la Petite Sirène, et par la même occasion la toute dernière production des DisneyToon Studios, le studio responsable des innombrables suites de Grand Classique Disney. C'est donc une nouvelle page qui se tourne dans l'histoire des films d'animation Disney et à vrai dire c'est avec un certain soulagement que je prend cette décision! Depuis 1994 et Le Retour de Jafar, ce n'est pas moins de 24 suites de Grands Classiques qui sont sorties en vidéo et pour quelques-unes au cinéma (Peter Pan 2 : Retour au Pays Imaginaire, Le Livre de la Jungle 2 et Bambi 2). A quelques exceptions prêt la plupart de ces suites sont honteuses et indignes des chef-d'oeuvre qui les ont précédés. Le Secret de la Petite Sirène devait boucler cette période noire de manière agréable avec un film à la hauteur des espérances des nombreux fans, malheureusement ce n'est pas vraiment le cas.

Commençons par le plus important, l'histoire. L'action se déroule peu de temps avant le premier film. Après la tragique disparition d'Athéna la mère d'Ariel, le roi Triton fait interdire la musique dans tout le royaume d'Atlantica sou prétexte que sa femme en était férue. Dix ans ont passé et Ariel, qui est devenu une jolie jeune femme en a assez de ne pas pouvoir assouvir sa passion pour la musique. Pendant ce temps Marina, la chaperonne des sept filles du roi rêve de prendre la place de Sébastien... On ne pouvait pas faire plus léger comme scénario! Baser tout le récit sur la musique aurait put-être une bonne idée en soit mais elle fut mal exploitée. De plus le film souffre d'une ambiance beaucoup trop délurée et on a du mal à s'émouvoir, même à la mort d'Athéna qui est un sommet d'incohérence, à vrai dire j'ai plus rie que pleurer (mais pourquoi diable reste-elle plantée sur son rocher?)! En parlant d'incohérence le film en regorge du début à la fin. Prenons par exemple le comportement de Sébastien, il s'avère beaucoup plus joviale et devient par la même occasion très familier avec Ariel alors qu'il la méprise presque au début du film original! Vous l'aurez compris l'histoire n'est pas le point fort de ce film.

Les nouveaux personnages n'apportent pas grand-chose à l'univers de la Petite Sirène. Marina, la nouvelle méchante s'avère bien fade face à Ursula. Ses projets ne sont pas si diaboliques que ça, elle ne semble pas menaçante une seule seconde contrairement à sa prédécesseur. Benjamin son assistant est plus réussi, sorte de gros poisson tout rond tout mignon à la voix très douce, il a un côté vraiment attachant. En le voyant je n'ai put m'empêcher de penser à Chien-Po, le soldat imposant mais tout doux dans Mulan. L'équipe qui accompagne Polochon et Sébastien est plus anecdotique, ils sont clairement là pour boucher les trous et sortir deux trois blagues pendant le film.
Techniquement ce n'est pas si mauvais mais on est assez éloigné du graphisme de La Petite Sirène. Les couleurs sont fades et les ombres font vraiment trop "numérique" alors qu'il n'y n avait pratiquement pas dans le film original. L'animation est quant à elle dans la norme des suites direct to video, pas vraiment mauvaise mais pas non plus maîtrisé à 100%, dût à des délais et un budget trop serrés.

Les chansons sont un autre point noir du film. A part la chanson d'Athéna le reste n'est vraiment pas mémorable. D'ailleurs apparemment l'équipe en charge du film a dut s'en rendre compte car elle nous rabâche cette chanson toute les cinq minutes, ça devient très vite barbant! Mais le plus inquiétant c'est que c'est la même compositrice (Jeannine Tesori) qui composera les chansons de Princesse Raiponce, le film d'animation le plus attendu par les fans! Ça sent le roussi...
Vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment apprécié cette suite. Mais pour être gentil il faut tout de même dire que Le Secret de la Petite Sirène a réussi à faire mieux que La Petite Sirène 2 : Retour à l'Océan (en même temps c'était pas trop difficile). Si vous n'êtes pas fan de La Petite Sirène il vaudrait donc mieux passer votre chemin.
Note : 11/20
18 août 2008
L'animation a 100 ans
Cette semaine nous fêtons les 100 ans du dessin animé! C'est en effet le 17 août 1908 que le français Emile Cohl, pionnier dans l'art de l'animation créa Fantsmagorie, le tout premier film d'animation sorti au cinéma! A cette occasion je vous invite à (re)découvrir ce premier court métrage animé qui nous montre bien que l'art de l'animation n'a cessé d'évoluer durant son premier siècle d'existence :




























